Les tourments de la vie
familiale font que nous prenons des décisions qui nous amènent à
nous rappeler, mais bien trop tard, ce proverbe formidable «
Penses à tourner 7 fois ta langue dans ta bouche avant de
parler ». La dernière fois que nous avons eu à prendre une
décision dans la famille ce fut pour le jour de Noël. Ne nous
demandez pas ce qui nous a pris de proposer à une grosse dizaine de
personne de venir dans le nord pour déposer sous le sapin les
cadeaux par milliers… Peut- être le fait de faire
partie d’une famille, se sentir comme les autres. Apprécier
les affres de la préparation et des tracas de recevoir 13 personnes
autour d’une table que vous n’avez pas, avec un repas
que vous ne pourrez pas gérer complètement. Mais bon sang
qu’est-ce qui nous a pris de ne pas vouloir faire le
réveillon de Noël dans une boîte gay avec des plumes dans le cul et
de se trémousser le popotin sur la version 2009 de I WILL
SURVIVE… Remarquez… Cette chanson peut sûrement
devenir l’hymne de la soirée et du lendemain de Noël
2009… Je survivrai… Oui c’est bien ça…
Survivre à une explosion de graisse saturée, survivre à une
invasion de sucre complexe, survivre à un nombre incalculable de
microbes tous plus roublards les uns que les autres avec en tête de
cortège : le germe ami des fêtes, le virus de la
gastro.
Il faut le dire, ce Noël 2009
fut rapidement placé sous le signe de la gastro. A part un repas
frugal mais non pantagruélique, nous ne nous tenions pas forcément
pour dit que nous ferions bientôt tous partie de la famille gastro
pour les fêtes… L’histoire commence ainsi. Après le
réveillon, tout le monde descend pour voir ce que le père Noël a
apporté pour les petits et les grands. Mais dans la nuit ce petit
farceur d’homme de Noël est venu rendre une petite visite à
Fanfan, pour lui donner avant tout le monde son cadeau : une
bonne envie de vomir des familles accompagnée du vomissement à
proprement parler. Et c’est dans le cloaque germinatif du 43
rue Gabriel Péri, que la gastro prend ses quartiers
d’hiver… Une matinée et quelques smecta plus tard notre Fanfan nationale
va mieux et peut nous accompagner à Bruxelles… Dans
l’espace réduit de la voiture, une petite fille se plaint de
son ventre mais personne ne s’y intéresse… Deux
heures plus tard, soit avec une heure de bouchon belge, nous
arrivons dans la capitale du pays des schtroumpfs… Nous
faisons le tour de la… non, non pas Grand’ Place pas
tout de suite, nous faisons le tour de la boutique de Léonidas pour
les beaux parents… Une demi-heure plus tard, nous ne sommes
plus à une demi-heure près, nous nous dirigeons vers la
Grand’ Place pour admirer les illuminations de Noël…
Et pendant ce temps le germe couve dans le ventre de la petite
fille… Nous décidons de nous arrêter dans un café pour
prendre une boisson… Un jus d’orange pour la petite
Lou… La gastro se régale… Une barbapapa plus loin
nous reprenons la voiture pour repartir vers la capitale des
Flandres… Cela fait à peine vingt minutes que nous roulons
que la petite à l’arrière de la voiture dit avoir envie de
vomir… Une envie ou tu vas vomir dans les trois
secondes… ??? Elle ne sait pas. Nous lui demandons de
nous prévenir dès que cela arrive… Et cela arrive sans
prévenir, enfin trop tard… Nous sommes arrêtés sur la bande
d’arrêt d’urgence pour nettoyer autant que faire ce
peut, les dégâts de la gastro fugace…
En revenant nous en sommes donc
à deux contre 15, la gastro ne tient pas la distance les autres
sont forts, rien ne peut se produire…
Dans la soirée, je couve un
début d’angine qui nous fait entre apercevoir le fait que les
vacances des filles ne sentent pas le maroilles mais plutôt un
retour fissa en pays du camembert…
Au moment de l’apéro,
alors que chacun se congratule de ne pas avoir attrapé copine la
gastro et que nous n’en sommes qu’à la grand-mère et la
petite fille dans la famille gastro, personne ne se doute que le
virus couve…
Une idée géniale, fait que Rose
va dormir avec Dylan pour éviter la contamination, sauf que
personne n’est au courant que dans son ventre Rose fait déjà
les frais de l’invasion…
Le matin au petit déjeuner, dans
une forme olympique, Rose nous prouve qu’on peut avoir deux
petites filles dans la famille gastro, grâce à l’apparition
caractéristique de vomissement…
Maintenant pour passer à travers
faut avoir des supers pouvoirs…
Tout le monde s’en va avec
un sac sur la tête pour éviter les projections intempestives dans
la voiture.
Sur le chemin, nous apprenons
que le petit Dylan, fort de la quarantaine mise en œuvre par
une sage-femme, un infirmier et une adjointe administrative a
attrapé la gastro de mademoiselle Rose…
Mais il ne faut pas croire que
cette saloperie de maladie nous a fait le plaisir de partir migrer
en Normandie, puisqu’à peine la porte fermée après le départ
de tout ce petit monde, Rudy court aux toilettes pour suivre les
traces de la famille… Ce qu’il y a de formidable chez
les Dufayel Boisnel et consorts c’est qu’on a
l’esprit de famille… Donc on a maintenant le fils dans
la famille gastro…
Un texto nous apprend que nous
avons aussi la fille épouse Boisnel dans la famille germe à la con,
ainsi que le fils et la belle-fille du côté manchois… Faites
vos jeux rien ne va plus…
Je restais seul à me battre
contre l’ignominie de cette maladie… Quand à la suite
d’un apéro un peu riche je me retrouve avec une envie de
vomir d’enfer qui me tient toute la soirée… Y’a
pas à dire les réunions de famille il n’y a que ça de
vrai…
Et puis n’est-
ce pas dans l’esprit de
Noël de tout partager… Même la gastro…
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